Le chant grégorien
Par etoile, mardi 30 janvier 2007 à 17:22 :: Chant choral :: #2 :: rss
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Indépendamment de la liturgie, le chant grégorien est aujourd'hui apprécié pour sa qualité esthétique. |
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Ce corpus est en fait une des conséquences de l'effort politique des Carolingiens non seulement à unifier et à étendre le royaume puis l'empire mais aussi à concurrencer l'autorité de Rome sur le terrain des traditions de l'Église romaine, querelles entre Rome et Byzance aidant.. Et dans le fond peut-être s'agissait-il plus que de Dans ce mouvement, l'ordinaire de la messe prend sa forme définitive avec Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei. La notation musicale apparaît au IXe siècle. Certains (longs) mélismes du chant grégorien, sacré, unitaire, au caractère d'immuable, vont supporter de nouvelles paroles en commentaires au texte chanté d'origine. Ce sont les prosules, les tropres, les séquences. Cette technique se retrouvera dans le motet. Plusieurs réformes ont été entreprises, toujours pour réparer les effets du temps et retrouver la pureté ancienne. Mais la difficulté de lire les neumes, d'interpréter les théoriciens du passé, le fait qu'on imagine le passé avec des idées actuelles, mais aussi certainement parce que le répertoire grégorien n'est pas d'origine homogène, ces réformes ont été le plus souvent des prétextes à querelles et désaveux, où seule l'autorité du pape a pu parfois trancher. Dans l'élan du concile de Trente, Pie V charge Palestrina de réformer le chant grégorien. Le compositeur doit abandonner le projet sur l'ordre de Philippe II. Une édition traditionnelle du Graduel paraît à Venise en 1579-1580. En 1588 l'édition de Giovanni Guidetti transforme les mélodies. C'est bien après la fin du concile de Trente que le pape Clément VIII ordonne en 1595 la modernisation du chant grégorien. Il s'ensuit une nouvelle édition vénitienne en 1611. Une commission est nommée en 1608 qui aboutit à la publication du Graduel dit Médicéen en 1614-1615 (imprimée à la Stamparia Orientale fondée par Ferdinand de Médicis). A la fin du XIXe siècle, elle devient l'édition de Ratisbonne. En Vers 1850, les Bénédictins de l'abbaye de Solesmes entament une nouvelle réforme reposant sur une interprétation unifiée des neumes. Il commencent la publication de la célèbre Paléographie, c'est à dire les facsimilés des anciens manuscrits de chant grégorien. Ils acquièrent assez d'autorité pour imposer leur réforme adoptant le style verbal, au rythme libre en donnant à chaque note la prononciation d'une syllabe. Tout au long du moyen-âge, le chant grégorien a été sauvé théoriquement. On lui donne un cadre modal selon les huits tons d'église. Le rythme n' est pas traité. Il y a quatre modes strictement diatonique reposant sur une finale : ré, mi, fa et sol. Chacun se décline de deux manières, soit il est authente et ne permet pas de descendre au-sessous de la finale, soit il est plagal, et on peut déscendre d'une quarte au-dessous de la finale. On reconnaît également une teneur, note d'articulation, qui est en général une quinte au-dessus de la finale. L'ambitus normal est d'une octave et demie. Source: musicologie.org |

On appelle chant grégorien un chant particulier à la liturgie catholique dont on a tardivement attribué le répertoire à saint Grégoire qui l'aurait reçu de l'Esprit Saint apparu sous la forme d'une colombe. 
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