Mozart
Par etoile, jeudi 8 février 2007 à 15:02 :: Compositeurs :: #5 :: rss
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Après plus de deux cents ans, Mozart est toujours une étoile qui fascine le monde par sa simplicité et sa facilité d'inspiration. Aujourd'hui nul n’est capable de réaliser ce qu'il a fait étant enfant. Qui, de nos jours, composerait un concerto à 5 ans, une symphonie à 7 ans et tout un opéra a 12 ans ? Aucun artiste contemporain n'est à même de composer plus de 650 œuvres, soit plus de 200 heures de musiques, soit 180 cd, soit une pile d'environ 3 m 20 ! |
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Une personnalité attachante. Mozart fut longtemps considéré comme un musicien de seconde classe. Aucun compositeur ne fut autant victime d'incompréhensions et de contresens. Même après sa mort, ses ennemis acharnés l'insultaient encore. Ses détracteurs actuels se couvrent fréquemment de ridicule en qualifiant son œuvre de " musique de répondeur " ou " berceuses gentillettes ". C'est plus d'un siècle après sa mort qu'on le redécouvrira vraiment. Mais il faudra tout de même attendre la Seconde Guerre Mondiale pour que Mozart soit placé au panthéon des compositeurs aux côtés Bach, Schubert et Beethoven. Dès quatre ans, Mozart montrera d’exceptionnel dons musicaux. Dès qu’il s’assied au clavecin, rien ni personne ne peut détourner son attention, à l’exception des animaux dont le comportement l’amuse. En l’absence de musique, il se conduit comme un enfant. La première fois qu’il joue devant la cour de Vienne, en 1762, après avoir terminé sa démonstration, il saute au cou de l’impératrice et l’embrasse très affectueusement ; quelques personnes présentes sont alors choquées par ce manque de respect de l’étiquette, mais la spontanéité de l’enfant et surtout, son talent prodigieux sont suffisants pour calmer les commentaires et conquérir les cœurs. Dès son plus jeune âge Mozart est attiré par les femmes, et très sensible à leurs atouts. Ainsi, ce même jour, tombé de son tabouret sur le parquet glissant, Marie-Antoinette (futur reine de France) âgée de sept ans, aide Wolfgang à se relever ; Wolfgang la regarde avec tendresse et reconnaissance puis lui dit : " Vous êtes si bonne, quand je serai grand, je vous épouserai ". Autre exemple qui montre qu’il était un enfant semblable aux autres : en juin 1765, alors qu’il joue en public, un chat entre dans le salon ; Mozart abandonne son piano, se saisit de l’animal et disparaît dans la pièce voisine. Il revient après un long moment et reprend son exhibition là où il l’avait laissée. En guerre contre l'oppression et la médiocrité Mozart est le premier musicien qui se libère de son employeur et protecteur(Colloredo), se revendique comme artiste libre et défend totalement son art qui reste la première de ses priorités. Il faut aussi comprendre que la philosophie maçonne le pousse alors à développer son esprit de liberté, dans la rigueur et la moralité. Mozart a horreur des classes sociales, des différences flagrantes entretenues par les aristocrates entre eux et le petit peuple, les hiérarchies lui donnent la nausée et faire la révérence lui donne plutôt envie de péter au nez de celui qu’il salue ; Les Noces de Figaro sont alors la méthode qu’il choisit pour dénoncer les injustices qui le rendent malade et l’on souvent humilié. Mozart est le premier compositeur révolutionnaire, avant même Beethoven. Mozart sait sa musique parfaite et n’ignore pas son réel génie ; Il supporte mal les critiques. Mozart sent qu’il est le meilleur, il sait qu’il demeure le plus grand compositeur de la cour et d’Europe, il est vrai qu’il manque un peu de modestie, -mais comment être humble lorsqu’on peut écrire en quelques minutes ce que d’autres élaborent péniblement en plusieurs jours, avec son supplément d’âme et de beauté ?- .Wolfgang a peu d’admiration pour ses collègues musiciens à l’exception de C.W. von Gluck (1714-1787)dont il apprécie Orphée et Eurydice, mais surtout Joseph Haydn qu'il considère comme le plus grand. Haydn possède aux yeux de Wolfgang un talent immense ; une amitié sans faille les lie. Lorsque Léopold meurt, Wolfgang baptisera Haydn " papa " et l’appellera ainsi jusqu’à la fin de sa vie. Il n'hésitera pas à insulter ses ennemis compositeurs. Il n’avait aucune référence en dehors de ceux pré-cités. Généralement, la plupart des musiciens ont leur référence, par exemple Beethoven vénérait Haendel, Schubert adorait Beethoven, pour Chopin, Bach et Mozart étaient des dieux. Il a cependant énormément d'estime pour Haendel et Bach qu'il a fait sortir de l'ombre. Son estime se mesure d’ailleurs à la qualité des créations de ses " confrères" domestiques-musiciens. Il passa des années à étudier les œuvres des plus grands maîtres. Le plus miraculeux, chez Mozart est sa façon de composer. Il « entend » d’abord toute la mélodie dans sa tête, chaque instrument jouant sa partition et seulement après, il la transcrit. Il compose à folle allure, aussi vite que sa plume, ne revient jamais sur ses partitions, fait rarement des ratures ; un détail véritable du film Amadeus, nous montre l’étonnement de Salieri découvrant les partitions originales, sans retouches ni ratures, d’une perfection mélodieuse, qui laisse à penser que ce petit homme est la preuve que Dieu existe… L’élaboration d’une sublime symphonie lui demande cinq jours de travail, un opéra lui prend trois semaines. Cependant, dès qu'il a une oeuvre importante en tête, Mozart n'aura jamais moins l'apparence d'un homme dit Joseph Lange." Il s'exprime alors de façon incohérente et confuse, en lançant des plaisanteries que l'on n'aurait jamais attendu de lui. C'est en quelque sorte une manière de se libérer de lui même. En fait Amadeus ne tenait jamais en place, il ne cessait de pianoter sur son chapeau, les tables, les chaises, il composait tout le temps. Il lui fallait avoir tout le temps près de lui, surtout en voyage, dans la poche de côté de la voiture, des feuilles de papier à musique auxquelles il confiait ses notes, ses esquisses fragmentaires conservées avec soin dans un portefeuille. Ce procédé était pour lui de la plus haute importance, c’était pour lui, comme il disait, une chose sacrée. " La magie universelle de son oeuvre Ce qui fait ressortir son génie, c’est la fluidité de sa musique. Il n’est pas nécessaire de chercher un sens, le plaisir est directement là. Certains biographes prétendent que Mozart n’a pas révolutionné la musique, n’a pas crée de style ; qu’il n’y existe pas de style Mozartien. Rien n’est plus faux. Comment dans ce cas, décrire une musique que l’on reconnaît entre mille autres et universellement copiée depuis tant d’années ? Pourquoi ne peut-on confondre Mozart et d’autres compositeurs admirés ? Mozart est mort âgé de 35 ans et dix mois. Sa belle-sœur Sophie prétend dans ses mémoires qu’il n’a pas été soigné comme il le fallait durant sa maladie. « Au lieu de calmer sa fièvre, on lui a fait plusieurs saignées, qui n’eurent pour effet que l’affaiblir davantage. Il tomba sans connaissance et n’en revint pas. Il n’a pas profité du bonheur de se voir vraiment reconnu contrairement à Beethoven. Et pourtant l’œuvre immense est là. Il laisse plus de 600 compositions sublimes et bouleversantes de beauté, de qualité. Les documents que possèdent les bibliothèques nationales et les archives des musées concernant Mozart, notamment sa correspondance avec son père, nous permettent à certaines époques de suivre sa vie presque au jour le jour. Pourtant, Wolfgang Amadeus Mozart demeure l’un des musiciens les plus mystérieux. Désormais, tout ce qu’il reste à vous dire sur Mozart, c’est …écoutez ! Source: wa-mozart.ne |

"Papa chéri, je ne puis écrire en vers, je ne suis pas poète. Je ne puis distribuer les phrases assez artistement pour leur faire produire des ombres et des lumières, je ne suis pas peintre. Je ne puis non plus exprimer par des signes et une pantomime mes sentiments et mes pensées, je ne suis pas danseur. Mais je le puis par les sons : je suis musicien." 
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