Des faits et gestes posés par les musiciens congolais pour hypnotiser toute la société
Par etoile, vendredi 16 mars 2007 à 13:49 :: General :: #18 :: rss
Hier quant nous grandissions, le musicien était considéré comme un vulgaire fumeur de chanvre et un vaut rien . Dans certaines familles on ne pouvait pas accorder la main de sa fille à un musicien. Les musiciens congolais, en tout cas la grande majorité, ont réussi à désorienter le public en l’amenant vers une manie qui fait qu’aujourd’hui, certaines personnes ne vivent plus que pour ces faiseurs de musique. Lesquels, ont des entrées faciles chez les marabouts et autres charlatans de grand chemin. Question de se positionner dans la sphère du succès. Adulés, ils sont devenus des véritables meneurs d’hommes, des véritables conducteurs de la société. Leur moindre geste, leur façon de parler de s’habiller, de manger, de marcher, de rire… est suivie, à la loupe, par le public hypnotisé. Et, lorsqu’ils lancent, à travers leurs plages, des cris qui, pourtant, renseignent sur quel boulevard ils roulent, la population, fanatique, ne fait que gober le tout et vider la calice jusqu’à la lie. Sans en connaître ni le contenu, ni la couleur. |
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Remarquez ce qui se passe actuellement autours de vous. Toute la jeunesse est emballée par la vague « Fally Ipupa ». Imitant cet artiste musicien, les jeunes, et quelques adultes aussi, commencent à s’habiller en style « droit chemin » qui consiste à rabaisser son pantalon jusqu’au niveau du privé et de sortir dans la rue sans se soucier de « qu’en dira-t-on ? ». Ridicule ! A l’époque, il suffisait de se coiffer avec une raie sur la tête comme Jimmy, Grand Kallé, Evoloko Lay Lay… ou de porter un gros pantalon ainsi qu’une veste blazer pour être classé dans le circuit de vrais modéliste… Certaines têtes avancent que c’est la coutume. Il faut être up to date afin de ne pas être marginalisé. Hier encore, lorsque nous grandissions, le musicien était considéré comme un vulgaire fumeur de chanvre et un vaut rien. Dans certaines familles, on ne voulait pas accorder la main de sa fille à un musicien, soit-il d’une grande formation musicale, de peur de s’attirer la foudre du clan. Cela s’est étiré à longueur de temps jusqu’au moment où des noms tels que Franco Lwambo Makiadi, Rochereau Tabu Ley… ont pu redonner à l’artiste musicien de la valeur dans la société. Et, du coup, plus leurs mariages ont été célébrés. Aujourd’hui, les rejetés d’hier font déplacer les montagnes, roulent carrosse, et… mènent un… semblant de vie décente. Cependant, comme on ne se débarrasse jamais d’un défaut devenu habitude, on aura tout dit, l’artiste musicien ne quittera nullement de cette arène qui sert de détonateur pour emballer le monde. Obscénité Restant toujours dans cette logique, où le public avale tout sans désemparer, nous noterons que pendant la 2ème République, Lwambo Makiadi Franco, avait séjourné à la Prison Centrale de Makala pour avoir chanté des obscénités dans sa chanson intitulée « Jacquie ». De même Koffi Olomide et Nyoka Longo lui ont emboîté les pas dans ce centre correctionnel pour les motifs d’avoir lancé le cri « etutana yango na yango » dans les albums qu’ils venaient de lancer sur le marché... Aujourd’hui, nous avons comme l’impression que la Commission de Censure qui devrait être une vraie régulatrice des règles dans notre société, semble plongée dans un long sommeil qui laisse aux musiciens la latitude de continuer à déverser dans la communauté des tonnes et des tonnes des insanités que les parents et leurs enfants confondus sont contraints d’avaler à longueur des journées. (A suivre). Source: digitalcongo.net
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Hier quant nous grandissions, le musicien était considéré comme un vulgaire fumeur de chanvre et un vaut rien . Dans certaines familles on ne pouvait pas accorder la main de sa fille à un musicien. Les musiciens congolais, en tout cas la grande majorité, ont réussi à désorienter le public en l’amenant vers une manie qui fait qu’aujourd’hui, certaines personnes ne vivent plus que pour ces faiseurs de musique. Lesquels, ont des entrées faciles chez les marabouts et autres charlatans de grand chemin. Question de se positionner dans la sphère du succès. Adulés, ils sont devenus des véritables meneurs d’hommes, des véritables conducteurs de la société. Leur moindre geste, leur façon de parler de s’habiller, de manger, de marcher, de rire… est suivie, à la loupe, par le public hypnotisé. Et, lorsqu’ils lancent, à travers leurs plages, des cris qui, pourtant, renseignent sur quel boulevard ils roulent, la population, fanatique, ne fait que gober le tout et vider la calice jusqu’à la lie. Sans en connaître ni le contenu, ni la couleur.
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